Pour Jaycee Goulet, CPI, travailler à l'usine de Temiscaming n'est pas seulement un emploi, c'est aussi la poursuite d'une tradition familiale.
En tant qu'employé de la troisième génération, il perpétue un héritage forgé au fil des décennies. Ce lien lui procure un sentiment de fierté profond, mais aussi un sens des responsabilités : laisser une entreprise plus solide, plus fiable et mieux préparée à ceux qui lui succéderont.
« J'ai toujours voulu comprendre comment fonctionne le monde : pourquoi certaines choses réussissent, pourquoi d'autres échouent, et comment les améliorer. »
Cette curiosité caractérise aujourd'hui son travail d'ingénieur senior en fiabilité, domaine dans lequel la fiabilité a un impact direct sur la sécurité, la maîtrise des coûts et la stabilité de la production.
Au cœur de sa méthode se trouve un principe clair : résoudre le véritable problème.
Il dirige les enquêtes sur les pannes majeures d'équipements, en mobilisant les opérateurs, les artisans et les équipes techniques afin d'en identifier les causes profondes, et non pas seulement les symptômes. En s'appuyant sur l'expertise de terrain, les solutions proposées sont plus concrètes, plus durables et ont davantage de chances d'être mises en œuvre.
Les résultats sont tangibles : moins de pannes récurrentes, une meilleure coordination entre les équipes et une amélioration des performances globales des équipements.
Au-delà des enquêtes, il contribue à faire passer l'usine d'une maintenance réactive à une maintenance prédictive. Il supervise la mise à niveau du logiciel Emerson AMS Machinery Manager et dirige la numérisation des rondes des opérateurs, des circuits de lubrification et des activités de maintenance préventive.
Ces efforts transforment le fonctionnement quotidien de l'usine.
Les connaissances, qui circulaient auparavant de manière informelle, sont désormais structurées, accessibles et exploitables. Les équipes peuvent ainsi identifier les tendances plus tôt, gérer les risques avant qu'ils ne s'aggravent et prendre des décisions plus éclairées quant à l'allocation de leur temps et de leurs ressources.
Les résultats sont sans équivoque : les temps d'arrêt sont réduits, le gaspillage lié à la maintenance diminue, la gestion des actifs s'améliore et la responsabilisation au sein des services de maintenance, d'exploitation et d'ingénierie s'accroît.
« Ces outils nous permettent de détecter les problèmes plus tôt et de prendre de meilleures décisions », explique Jaycee. « Mais la véritable transformation s'opère lorsque l'équipe prend confiance dans l'utilisation des données. »
Pour Jaycee, l'aspect le plus important de l'ingénierie ne réside toutefois pas dans un système.
L'une des leçons que ses mentors lui ont transmises — et que l'expérience a confirmées — est que des relations solides sont le fondement d'un travail d'ingénierie de qualité. Parfois, cela commence par un geste simple, comme aller chercher un café ou offrir un Coca-Cola à un opérateur ou à un artisan.
- Partager un verre permet de créer des liens.
- La confiance est renforcée par le lien.
- La confiance vous ouvre les portes d'un savoir que vous ne trouverez dans aucun manuel.
Cette approche centrée sur les personnes influence sa manière de travailler au quotidien sur le chantier.
Pour Jaycee, l'excellence en ingénierie ne se limite pas à la précision technique. Elle repose sur une approche rigoureuse de la résolution des problèmes, un jugement sûr et la création d'un climat de confiance entre les équipes. En effet, lorsque les connaissances sont partagées et que les relations sont solides, la fiabilité ne s'améliore pas seulement, elle perdure.
En tant qu'employé de troisième génération — et premier ingénieur de la famille —, c'est l'impact à long terme qui compte vraiment.


